Vous êtes nombreux et nombreuses à vous lancer dans la « classe flexible ». Quand on pense « classe flexible » on a tout de suite en tête l’aménagement de la classe, les assises flexibles, les ballons, etc.
Mais la classe flexible c’est avant tout un choix pédagogique, une posture et un état d’esprit.

Alors, Maîtresse Aurel’ (co-auteure du livre « Enseigner en classe flexible ») m’accompagne aujourd’hui pour évoquer ensemble les pré-requis nécessaires à l’enseignant pour se lancer dans l’aventure de la classe flexible, les points de vigilance et écueils à connaître avant de se lancer.

L’idée c’est de remettre du sens, et pouvoir ainsi mieux appréhender les premières difficultés et les premiers obstacles qu’on peut rencontrer sur ce chemin.

La classe flexible est une belle aventure, une pratique en perpétuelle réadaptation et mouvance. Êtes-vous prêt.e.s à adopter l’esprit « classe flexible » ?

Retrouver Maîtresse Aurel’ sur son blog : http://maitresseaurel.eklablog.com

http://mestrucsdeprof.fr

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2 commentaires

  1. Bonjour,
    Tout d’abord merci pour cet échange très intéressant. J’ai bientôt 57 ans, plus de 34 ans de métier, enseigné dans tous les niveaux et dans plusieurs départements. Aujourd’hui je vois de nombreuses collègues se « jeter » dans cette nouvelle organisation avec très peu de réflexion sur les objectifs d’une classe flexible. A mon âge, j’ai vu passer quelques « modes » pédagogiques mais comme je suis curieuse, j’ai commencé à m’interesser au sujet. J’ai vu de jolies classes avec du beau matériel, des enfants couchés par terre, d’autres sur des ballons etc…
    Vous parlez d’autonomie, de collaboration, de différenciation, d’échanges; ce sont, à mon avis, des objectifs poursuivis entre autres dans la pédagogie coopérative ….donc finalement rien de nouveau !
    Une collègue a mis en place cet aménagement mais les enfants font tous la même chose au même moment. Elle a donc qualifié sa classe de « semi-flexible »…Je pense qu’on peut rendre flexible sa classe en aménageant le temps de travail, en diversifiant les activités, en organisant de différentes manière les groupes, en mettant en place une pédagogie du projet. Ajouter à cela une extrême bienveillance dans les apprentissages, une évaluation exclusivement formative, une reconnaissance du statut de l’erreur, de la coopération plutôt que de la compétition, voilà, à mon avis, les préalables indispensables à une vie de classe autonome, apaisée et joyeuse. Nous pouvons également nous inspirer très largement de ce qui fait en maternelle. L’aménagement du milieu pourra contribuer à améliorer tout cela. Mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs.
    Bonne suite à toutes les deux.
    Natalie FEDRIGO

    1. Merci pour votre commentaire Natalie. En effet, tous les aspects que vous soulignez sont présents dans les pédagogies institutionnelles et coopératives. La seule différence est le fait d’avoir une réflexion particulière sur l’aménagement et le mobilier de la classe qui viendront en soutien de ces choix pédagogiques. Vous avez vu juste quand vous dites de ne pas mettre la charrue avant les bœufs : c’est exactement pour cela que nous voulions insister sur cet état d’esprit flexible. C’est d’abord une volonté de faire classe autrement, en variant les modalités, en favorisant l’autonomie et les échanges. Et c’est donc avant tout être flexible dans sa posture pour s’autoriser à s’adapter en fonction des besoins des élèves, des projets, … la bienveillance et l’évaluation positive et formative sont évidemment indispensables.

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